Leçons d’écriture (3/15)

3. Lignes d’écriture

Après avoir rappelé le contexte qui a rendu possible la Leçon d’écriture de Claude Lévi-Strauss, j’en reprends le texte qui commence ainsi :

On se doute que les Nambikwara ne savent pas écrire ; mais ils ne dessinent pas davantage, à l’exception de quelques pointillés ou zigzags sur leurs calebasses. Comme chez les Caduveo, je distribuai pourtant des feuilles de papier et des crayons dont ils ne firent rien au début ; puis un jour je les vis tous occupés à tracer sur le papier des lignes horizontales ondulées. Que voulaient-ils donc faire ? Je dus me rendre à l’évidence : ils écrivaient ou, plus exactement, cherchaient à faire de leurs crayons le même usage que moi, le seul qu’ils pussent alors concevoir, car je n’avais pas encore essayé de les distraire par mes dessins. Pour la plupart, l’effort s’arrêtait là.

Lévi-Strauss demanda en 1954 que l’intitulé de sa chaire à l’École pratique des hautes études, « Religions comparées des peuples non civilisés », soit remplacé par « Religions comparées des peuples sans écriture ». Les Nambikwara, cela allait donc de soi, et ce malgré les suspicions à venir de Derrida, ne savaient pas écrire. Ils utilisèrent pourtant les feuilles de papier et les crayons pour dessiner des « lignes horizontales ondulées » imitant l’écriture qui recouvrait les blocs-notes de l’ethnologue.

En 1964, Lévi-Strauss publia, dans Le cru et le cuit, une de ces « pages d’écriture des Indiens Nambibwara », accompagnée de ce commentaire :

Il est frappant que des indigènes cherchant à imiter l’écriture s’y prennent en traçant des lignes ondulées, comme si elle consistait, non pas en caractères opposés par la forme, mais en une suite de fluxions.

Le commentaire peut sembler ésotérique, il provient des Mythologiques, dont Le cru et le cuit est le premier volume. Claude Lévi-Strauss y développait le projet un peu délirant, proche par certains aspects de Finnegans Wake, qui a en grande partie conservé son mystère. Certains exégètes tentent parfois d’en percer les secrets, mais ils ne transmettent leurs découvertes qu’oralement, à des cercles restreints. Il semblerait néanmoins que l’objectif de l’enquête consistait à reformuler le contenu narratif des récits traditionnels d’Amazonie et d’Amérique du Nord dans les termes – grecs – de la philosophie présocratique, celle de Parménide, Zénon ou Héraclite. Le passage où les lignes d’écriture nambikwara sont évoquées reprend ainsi le problème de l’opposition du continu et du discontinu et il est alors question de la dialectique des petits et des grands intervalles. Les lignes ondulées des Nambikwara étaient continues et non discrètes. Soit.

Page d'écriture des Indiens Nambikwara

Page d’écriture des Indiens Nambikwara

Dans la Leçon d’écriture, Lévi-Strauss ne voyait dans ces lignes ondulées qu’une simple imitation de l’acte d’écrire : les Nambikwara n’y manifestaient aucune compréhension du but et de la portée de l’écriture. C’est assez probable. Pour compliquer un peu ce constat, il vaut toutefois peut-être la peine de chercher dans la littérature ethnographique si cette imitation est restée un phénomène isolé, propre aux Nambikwara.

La première ligne d’écriture que je suis parvenu à localiser date de 1892 et elle a pour auteur Ramón Pereira, un Indien Guarani-Kaiowá, gaucher de dix-huit ans. L’explorateur qui la publia, l’Argentin Juan Bautista Ambrosetti, avait, en marge de la tradition instaurée par Karl von den Steinen, distribué des feuilles de papier et des crayons aux Indiens et il récolta de nombreux dessins amateurs (dans lesquels n’apparaissent pas de portrait de l’Argentin). Après avoir noté que les Guarani-Kaiowá tenaient le crayon à la verticale, entre l’index et le majeur, Ambrosetti observa que Ramón Pereira avait beaucoup hésité avant d’entreprendre d’authentiques dessins figuratifs. Il s’était pendant un moment contenté de tracer des « griffonnages », « souhaitant certainement imiter mes lettres car il m’avait vu écrire ».

image

Quelques années plus tard, dans un texte de synthèse sur les dessins aux crayons des Indiens des basses terres d’Amérique du sud, Robert Lehman-Nitsche se demanderait si les « gribouillis » de Ramón Pereira n’étaient pas en un sens comparables au « premier stade du dessin chez nos enfants », question oiseuse qui ignorait le cadre imitatif de l’opération.

Theodor Koch-Grünberg recueillit en 1904 un nouvel essai d’imitation de l’écriture européenne, cette fois par un Indien Tuyúka. Il le publia à la planche 57 de son livre sur Les débuts de l’art dans la forêt. Le dessin complet est composé de trois sections : la première, en haut de la feuille, représente une maison ; la deuxième comporte, de gauche à droite, un autoportrait de l’artiste, la porte d’entrée de la maison, constituée de feuilles de palmier tressées, et la sortie de la maison ; la troisième, en bas, est un ornement du répertoire graphique tuyúka – on le rencontre surtout sur les paniers et les tamis et il est connu sous le nom de motif beijú (le beijú est une pâte de manioc).

Koch pl 67

Dessin d’un Indien Tuyúka du village Pinókoaliro, fleuve Tiquié

Koch-Grünberg ajoutait :

Fier de son œuvre, le dessinateur a mis sa signature sous le dessin, une sorte de griffonnage imité de mon habitude d’écrire des légendes sous les dessins.

L’ethnologue allemand ne s’attarda pas sur cette curieuse imitation. On remarquera toutefois qu’elle vient réfuter la « théorie » de Lévi-Strauss : les caractères y apparaissent discontinus et non continus.

On croise très brièvement un troisième exemple dans un article de Fritz Krause qui affirme que les Indiens Karaja chez lesquels il avait séjourné en 1908 « aimaient beaucoup imiter l’écriture manuscrite ».

krauseligne

Mon témoignage suivant est beaucoup plus significatif. Il a été recueilli par Max Schmidt en 1910, lors d’une expédition chez les Paressi-Kabisi.

Schmidt 1

L’auteur du dessin, Manuel de Santos, a voulu représenter l’arrivée de Max Schmidt dans le village de Cabaçal. On reconnaitra peut-être en bas à droite la silhouette de l’ethnologue montée sur une mule – ce portrait s’inscrit donc dans la longue série que j’ai présentée au chapitre précédent. À gauche huit Indiens aux bras ouverts dansent autour d’une maison et à droite on peut voir, malgré sa taille réduite, la maison cérémonielle des Paressi. Les bœufs sont quant à eux reconnaissables à leurs longues cornes et à leur queue caractéristique. Max Schmidt note, à la suite de Steinen, que les humains sont représentés de face et les animaux de profil.

On observe aussi, au dessous de la maison cérémonielle, des lignes ondulées : elles constituaient une imitation de l’écriture de Schmidt – alors même, précisait-il, que tous les Paressi étaient analphabètes. Et ce n’est pas tout : à la différence de Koch-Grünberg ou de Krause qui n’y virent qu’une bizarrerie, Schmidt s’intéressa de près à ces lignes d’écriture. Il en publia ainsi plusieurs échantillons : d’abord un dessin comportant une multitude de caractères discontinus, puis un autre saturé de lignes continues aux angles pointus, un autre encore contenant un assortiment de lignes ondulées de formes diverses et un dernier comportant, sous un mot écrit par l’ethnologue, diverses imitations en tourbillon. C’est à ma connaissance le corpus le plus complet d’imitations d’écriture qui ait été publié – et ce, vingt-quatre années avant l’expédition de Lévi-Strauss chez les Nambikwara, les ennemis traditionnels des Paressi.

Schmidt 2

Schmidt 3

Schmidt 4

Schmidt 5

Comme Koch-Grünberg, Schmidt expliquait que ces lignes d’écritures imitaient les légendes explicatives qu’il avait l’habitude d’écrire sous les dessins qu’exécutaient les Indiens à sa demande. Mais il allait plus loin en observant les différences formelles entre ces « gribouillis » : certains étaient plus angulaires, d’autres plus arrondis. Schmidt expliquait cette différence stylistique par le contraste entre les écritures que les Paressi prenaient pour modèle : le carnet de l’ethnologue comportait en effet aussi bien des lettres gothiques, angulaires, que des lettres latines, arrondies.

Treize ans plus tard, lors d’une expédition cinématographique dans le Chaco du Paraguay, Herbert Baldus distribua lui aussi des feuilles de papier aux Indiens Chamacoco. Il leur demanda de dessiner ce qu’ils souhaitaient, espérant ainsi contribuer aux discussions sur les origines de la figuration ou, au moins, récupérer un portrait de lui qui soit publiable. C’est alors qu’il eut la surprise de voir son principal collaborateur, Belige, imiter spontanément son écriture manuscrite. Il faut peut-être préciser que Belige, qui avait environ 17 ans, semblait en général très intéressé par le monde extérieur ; il aimait tout particulièrement porter des vêtements de blancs. Faut-il encore une fois remarquer que son imitation d’écriture était composée de caractères discrets ?

« Imitation spontanée de mon écriture par Belige » (Herbert Baldus)

« Imitation spontanée de mon écriture par Belige » (Herbert Baldus)

Le 10 janvier 1950, l’ethnologue brésilien Darcy Ribeiro, un étudiant de Baldus qui étudiait alors les Urubus-Kaapor du Maranhão, nota dans son journal, à propos d’un Indien :

Un de mes spectateurs a décidé de m’aider de son mieux : il a pris mon carnet de terrain et il a écrit ce que l’on peut lire (?) ci-contre.

Lignes d'écriture d'un Indien Urubu-Kaapor

Lignes d’écriture d’un Indien Urubu-Kaapor

Le commentaire de Ribeiro est bref et se rapporte plus à ses états d’âme qu’aux lignes ondulées tracées par l’Indien.

Que peut-il penser en faisant cela ? Sait-il ce que c’est que l’écriture et la lecture ou croit-il que je ne fais que m’amuser à dessiner des arabesques ? Et ce que j’écris a-t-il plus de valeur que ses arabesques ? Est-il possible que ce soit le résultat de tous mes efforts et de toutes mes saudades ; plus de six mois perdu dans la forêt pour en arriver là ?

Le lendemain, Ribeiro poursuit :

Maintenant, je possède un autre manuscrit, cette fois du capitaine Ianawakou qui a eu l’obligeance de m’aider dans ce petit travail amusant qui consiste à barbouiller du papier. J’ai voulu lui faire dessiner un homme ou une femme, mais le vieux malin a fait comme s’il n’entendait pas et il a continué méticuleusement à remplir sa page d’écriture. Au début, j’ai cru qu’il allait dessiner, mais il était simplement en train d’essayer le stylo, dont il a su très vite se servir. « Il fait des petits traits », a-t-il dû se dire, et il s’est mis à hachurer le reste de la page.

Manuscrit du capitaine Ianawakou

Manuscrit du capitaine Ianawakou

L’imitation de l’écriture de l’ethnologue eut lieu en 1950 mais ce n’est qu’en 1996 que Darcy Ribeiro publia ce journal de terrain. Il est très possible qu’il n’aurait pas pris la peine de reproduire les fac-similés de ces pages de son journal s’il n’avait pas lu auparavant les Tristes tropiques. Je remarque aussi que Ribeiro, à ma connaissance, ne publia jamais son portrait exécuté par un Indien amateur – la tradition est alors rompue. C’est que le rapprochement entre les enfants et les sauvages faisait alors partie d’une série noire, pour reprendre les mots de Georges Bataille. Lorsque Ribeiro publia des œuvres réalisées par des Indiens Caduveo au moyen de crayons, il s’agissait de dessins d’enfants, réalisés à l’école, et non de « dessins de primitifs ». Les temps avaient changé.

Vingt-cinq ans plus tard, en 1975, le long de la rivière Jundiá, l’ethnologue français Bruce Albert rencontra Taniki, chamane yanomami.

[Taniki] était un homme frêle et électrique, aux grands yeux enjoués, toujours un peu ironiques. Malgré sa jovialité amicale, il n’avait jamais eu la patience de se plier à mes entretiens ethnographiques, qui devaient lui paraître aussi absurdes que fastidieux. Pourtant, un jour, intrigué par mes graffitis incessants, et sans doute n’ayant rien de mieux à faire, il s’immobilisa longuement devant moi, la tête penchée sur le côté, les cheveux ébouriffés, dans une posture d’oiseau moqueur. Il me fixa alors avec un large sourire à la fois perplexe et provocateur puis, soudain, brisa son silence par un éclat de rire strident. Réflexe de scribe emprunté, je lui tendis alors un stylo à bille et quelques feuillets arrachés à mon cahier. Il les accepta et regagna silencieusement son hamac où il s’efforça de les couvrir patiemment de lignes ondulées imitant mon écriture. Cette scène, classique, se répéta à plusieurs reprises au fil des mois.

Je reviendrai plus loin sur Taniki qui, au contact des étrangers, devint un expert du dessin, produisant des œuvres qui furent récemment exposées à la Fondation Cartier. Il suffit de constater pour le moment que Bruce Albert, qui écrit en 2011, considère cette scène comme « classique ».

Six ans plus tard, en 1981, l’ethnologue brésilien Eduardo Viveiros de Castro constata combien les Arawété étaient curieux de son activité quotidienne d’écriture.

Ils étaient nombreux à me demander du papier et des crayons. Ils alignaient alors des hiéroglyphes, parodiant mes lettres ; d’autres « dessinaient » leurs morts ; d’autres associèrent rapidement certains sujets de conversation au déclenchement de ma graphomanie et prirent l’habitude ironique de m’ordonner d’écrire ce qu’ils me disaient.

Quelques années après, en 1985, Philippe Erikson, jeune ethnologue français, effectua une longue enquête de terrain chez les Matis. Un jour, après avoir passé l’après-midi en dehors de la maison qu’il occupait, il revint chez lui et découvrit que les carnets de terrain qu’il avait laissés éparpillés par terre avaient été empruntés par deux adolescents matis qui les avaient couverts de lignes ondulées. L’acte d’imitation de l’écriture se répétait donc encore une fois.

Imitation matis des carnets d'un ethnologue (nawan darawate)

Imitation matis des carnets d’un ethnologue (nawan darawate)

J’ai gardé pour la fin un témoignage énigmatique et un peu marginal, celui du missionnaire spiritain Constant Tastevin, présent en Amazonie brésilienne entre 1905 et 1925 dans le vaste territoire des affluents du Haut-Amazone. En 2012, j’ai trouvé dans ses papiers, conservés aux Archives générales de la Congrégation du Saint-Esprit, le tapuscrit d’un livre resté inédit sur les Indiens Katukina. Les dernières pages, illustrées de nombreux dessins de la main de Tastevin, comportent l’esquisse d’un chapitre intitulé Arts graphiques katukina. J’en reproduis un dessin dont la légende suggère une imitation d’écriture.

« Arts graphiques katukina » du R. P. Tastevin, manuscrit 2D70.6b2. Archives générales de la Congrégation du Saint-Esprit

« Arts graphiques katukina » du R. P. Tastevin, manuscrit 2D70.6b2. Archives générales de la
Congrégation du Saint-Esprit

On semble s’agir d’une série de variations sur la lettre « H ». Le témoignage est toutefois difficile à dater précisément et Tastevin ne fournit aucune donnée complémentaire. Les Katukina pensaient-ils eux-mêmes que ces ornements de bracelet constituaient une imitation des lettres de l’alphabet ? Ou était-ce le missionnaire qui donnait ainsi son opinion ? Dans la mesure où il m’est impossible de formuler un début de réponse, je préfère conserver ce témoignage en marge de l’étude.

L’anecdote de la Leçon d’écriture acquiert nécessairement, au fil de ces réitérations, une autre valeur. Les imitations s’échelonnent sur une longue période, à des dates variées (1892, 1904, 1908, 1910, 1923, 1938, 1950, 1975, 1981, 1984), et tous les Indiens concernés partageaient un point commun : ils n’avaient pas encore appris à écrire. Chaque fois, l’imitation fut présentée comme spontanée : l’ethnologue ne demandait pas aux Indiens d’imiter l’écriture. L’influence du texte de Lévi-Strauss se limita donc à la pertinence qu’il a pu conférer à la publication de ces reproductions de « lignes d’écriture ». On peut en effet imaginer que de nombreux ethnologues ont été les témoins de scènes similaires mais qu’ils n’ont tout simplement pas jugé très intéressant de les évoquer.

Enfin, venant compléter l’étalement temporel de ces anecdotes, leur répartition géographique apparaît pour le moins éclatée, du nord au sud et de l’est à l’ouest des basses terres d’Amérique du sud.

carte

La robustesse spatio-temporelle de ces actes d’imitations de l’écriture par des Indiens analphabètes est peut-être due au hasard. Néanmoins, il me semble qu’elle invite à poursuivre l’investigation. Y aurait-il des raisons identifiables permettant d’expliquer la similarité de ces anecdotes ? Que pensaient les Indiens lorsqu’ils traçaient ces lignes ondulées dans les carnets des ethnologues ? Quelle idée se faisaient-ils de l’écriture ?

À suivre.

Références

Claude Lévi-Strauss, La vie familiale et sociale des Indiens Nambikwara (1948), Journal de la société des américanistes, p. 40. (Aucune compréhension « du but et de la portée de l’écriture »).

Claude Lévi-Strauss, Tristes tropiques (1955), repris dans Œuvres, Bibliothèque de la Pléiade, p. 296-301. (Texte de la Leçon d’écriture).

Claude Lévi-Strauss, Le cru et le cuit (1964), Plon, p. 331.

Eduardo Viveiros de Castro, La mirade del jaguar (2013), Tinta Limón, p. 212-213. (Sur les Mythologiques et les concepts présocratiques ; Viveiros de Castro a quant à lui procédé à une actualisation, moins ésotérique, du projet de Lévi-Strauss en reformulant certains schèmes de la « pensée » amazonienne dans les termes de la philosophie contemporaine, en particulier deleuzienne, « afin de produire une mythologie appropriée à son temps »).

Juan B. Ambrosetti, « Los indios caingua del alto Parana » (1895), Boletin del instituto geografico argentino 15, p. 674 et planche 1. (Je remercie Diego Villar qui m’a fourni une copie de cet article et du suivant. Ambrosetti a ensuite explicitement demandé à Ramón Pereira d’imiter les lettres de son écriture ; les résultats sont visibles planche 4 et ils sont commentés p. 682).

Robert Lehman-Nitsche, « Dibujos primitivos » (1909), Extension universitaria, Universidad nacional de La Plata, p. 121. (Griffonnages guarani-kaiowá et gribouillis d’enfants).

Theodor Koch-Grünberg, Anfänge der kunst im urwald. Indianer-handzeichnungen auf seinen reisen in Brasilien gesammelt (1906), Ernst Wasmuth, p. 67-68 et planche 57 ; traduction portugaise : Começos da arte na selva : desenhos manuais de indígenas colecionados por Dr. Theodor Koch-Grünberg em suas viagens pelo Brasil (2009), EDUA, FSDB.

Fritz Krause, « Die Kunst der Karaja-Indianer (Staat Goyaz, Brasilien) » (1912), Baessler-Archiv 2, figure 123 ; traduction anglaise : « The Art of the Caraja Indians (Goiás State, Brazil) » (1965), Human Relations Area Files.

Max Schmidt, « Die Paressi-Kabisi. Ethnologische Ergebnisse der Expedition zu den Quellen des Jauru und Juruena im Jahre 1910 » (1914), Baessler-Archiv 4, p. 227-232. (Je remercie Sybille Loyeau pour sa précieuse traduction des paragraphes pertinents de cet article).

Max Schmidt, The primitive races of mankind : a study in ethnology (1926), G.G. Harrap, planche 35. (Reproduction du portrait de Schmidt).

Herbert Baldus, « Max Schmidt 1874-1950 » (1951), Revista do Museu Paulista 5.

Herbert Baldus, Indianerstudien im nordöstlichen Chaco (1931), C. L. Hirschfeld, p. 99. (L’exemplaire que j’ai eu entre les mains faisait partie de la bibliothèque de Lévi-Strauss. Je remercie au passage Cécile Bründlmayer pour m’avoir paraphrasé en français la description de Belige par Baldus).

Darcy Ribeiro, Diários Índios. Os Urubus-Kaapor (1996), Compahia das Letras, p. 138-142. (J’ai repris la traduction française parue dans la collection Terre Humaine en 2002, mais je l’ai modifiée à divers endroits pour rester fidèle au texte portugais).

Darcy Ribeiro, Arte dos índios Kadiuéu (1951), Ministério da Educação e Saúde, p. 184. (Dessins d’enfant).

Bruce Albert, « Taniki », dans Histoires de voir, catalogue d’exposition de la Fondation Cartier (2012).

Eduardo Viveiros de Castro, Araweté. Os Deus Canibais (1986), Zahar editores, p. 79.

Philippe Erikson, La griffe des aïeux. Marquage du corps et démarquages ethniques chez les Matis d’Amazonie (1996), Peeter & Selaf, p. 309. (L’anecdote liée à l’image provient d’un email du 9 décembre 2008).

P. Constant Tastevin, Arts graphiques katukina (s. d.), tapuscrit annoté sans pagination. Dossier Manuscrit 2D70.6b2, Archives générales de la Congrégation du Saint-Esprit.

Le fond de carte provient de cette cartothèque.

(Complété le 8 décembre 2014)

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