La querelle de 1875 (1/3)

La silhouette tranchée par un pupitre sculpté, les doigts lissant avec assurance une barbe fournie, par endroits filandreuse, l’orateur achève la lecture publique du bref mémoire que lui a remis le professeur Foucaux, détenteur de la chaire de sanskrit au Collège de France. Les applaudissements de la salle, plutôt timides, s’éteignent rapidement – en raison peut-être d’une digestion laborieuse – et l’orateur, dont l’habit est orné des palmes académiques, se tourne vers le président de séance pour lui demander la permission de commenter le mémoire. Le baron Guerrier de Dumast, détenteur de la sonnette, lui donne l’autorisation avec une pointe non dissimulée d’accent mosellan. Le sujet est grave, il s’agit de déterminer si les Tibétains ont influencé, au commencement de notre ère, les civilisations du Mexique et en cet après-midi ensoleillé du mois de juillet 1875, un petit bataillon de messieurs très sérieux, gilet, montre de gousset, ruban, pilosité fournie, sueur au front, s’est rassemblé en rangs serrés pour faire le point sur la question de l’origine des peuples d’Amérique, au premier étage du palais ducal de Nancy, ville frontalière d’où les troupes d’occupation allemandes ne se sont retirées que deux ans auparavant.

Faire le départ de la science sérieuse et de la fantaisie sera la gloire du Congrès de Nancy, et cette gloire rejaillira sur la ville qui a fait pour le Congrès ce que plus d’une capitale d’Europe n’aurait pu faire. Notre devoir est d’établir enfin, contre les lubies qui ont jusqu’à présent infesté le domaine de l’américanisme, une méthode. Toute hypothèse qui ne s’appuie pas sur des preuves certaines n’a aucune valeur scientifique.

Ce petit discours de la méthode à l’usage des congressistes est accueilli dans une partie de la salle par une salve d’applaudissements. On se réveille, les yeux s’entrouvrent, les corps se redressent, il va falloir discuter. Léon de Rosny, l’orateur, affiche une évidente satisfaction. Il sait qu’un auditoire, quel qu’il soit, ne prête attention qu’aux grandes déclarations de principe et il avait observé un avachissement progressif mais généralisé des membres du congrès durant son exposé des idées approximatives de Humboldt sur les religions tibétaine et aztèque et d’Ampère sur les langues tonales otomi et chinoise.

Léon de Rosny aimerait que ce premier Congrès international des américanistes dont, en tant que président de la Société d’ethnographie de Paris, il est le principal inspirateur, ne s’attarde pas à des questions oiseuses et hors de propos. Le Congrès nancéien doit selon lui être l’occasion pour la discipline américaniste naissante de reléguer les affabulations fantastiques au pays des chimères et de leur substituer de rigoureuses études philologiques, comme il est de mise dans l’orientalisme contemporain.

Nous n’admettons ni l’autochtonie ni la non autochtonie des races américaines, parce qu’en fait de science, il ne faut pas d’affirmation sans preuve. Il en est de même pour l’autochtonie ou la non autochtonie des civilisations américaines. Quelles preuves nous apporte-t-on en faveur de l’origine asiatique de la civilisation mexicaine ou péruvienne ? Comme ces civilisations n’ont rien de scandinave, dit Humboldt, tout semble nous porter vers l’Asie orientale. Mais de ce que l’origine scandinave des civilisations américaines est inadmissible, s’ensuit-il que l’hypothèse de l’origine asiatique en soit plus admissible, et que tout nous porte réellement ou semble nous porter vers l’Asie orientale ? Non seulement la solution de cette question n’est pas proche, mais même poser cette question, dit M. de Rosny, est prématuré. On n’est pas encore arrivé à déchiffrer le plus grand nombre des monuments des littératures indigènes de l’Amérique et l’on veut comparer cette civilisation avec celle de l’Asie ! On commence à épeler et déjà l’on veut tirer des conclusions !

Léon de Rosny a alors trente-huit ans (mon âge). Son arrière grand-père, naturaliste, philologue et historien, avait été membre correspondant de plusieurs académies ; son grand-père maternel avait rédigé de nombreux travaux sur les systèmes pénitentiaires ; son grand-père paternel, franc-maçon, secrétaire particulier du roi Louis de Hollande, avait publié une quarantaine d’ouvrages touchant à tous les genres ; son père, grand bibliophile, ne publia quant à lui qu’une vingtaine de livres. Il n’est donc pas étonnant qu’à quinze ans Léon de Rosny entra à l’École impériale et spéciale des langues orientales et qu’il fit paraître la même année son premier opuscule, Observations sur les écritures sacrées de la presqu’île trans-gangétique.

Léon Prunol de Rosny est un héritier, l’ultime représentant d’une lignée qui se transmit de manière ininterrompue propriétés, capitaux, relations, intonations, gestuelles, regards, connaissances, goûts, évidences. Il accomplit naturellement les desseins de son père, n’eut pas même l’idée ou la tentation de se démarquer du rôle social et de la carrière qui lui avaient été assignés. Très tôt fasciné, comme souvent les jeunes gens, par le déchiffrement des écritures, émulé par l’exemple de Champollion, il collectionne depuis ce temps les spécimens de codes graphiques issus du monde entier. Enfant, il aimait les recopier à l’encre, un à un, dans de petits cahiers soigneusement tenus et ses fantasmes de jeune érudit le conduisirent naturellement vers les fronts pionniers de la philologie de son époque, l’Asie orientale et l’Amérique.

À trente-huit ans Léon de Rosny est un savant reconnu, il dirige une revue de première importance, a fondé la Société d’ethnographie, a été récipiendaire du prix Volney et des Palmes académiques, a organisé à Paris le premier Congrès international des orientalistes, a atteint le dix-huitième grade dans la loge « Jérusalem des Vallées égyptiennes », ce qui fait de lui un Chevalier Rose-Croix au Grand Orient de France. Il sait le chinois et le coréen, enseigne le japonais et étudie les langues amérindiennes. Son épouse, qui tiendra bientôt salon dans un hôtel particulier encore en construction, avenue Duquesne, lui a donné un fils qu’il destine à un avenir académique glorieux (une fille vient de naître). Il continue à collectionner les écritures en provenance de toutes les civilisations du monde. En 1854, à dix-sept ans, il a publié un ouvrage intitulé Alphabets orientaux et occidentaux avec spécimen des diverses écritures du monde et la transcription des caractères, le premier d’une longue liste – ont suivi une Notice sur l’écriture chinoise, une Collection d’anciennes peintures mexicaines et en 1857 des Recherches sur l’écriture des différents peuples dont il écrivit plaisamment qu’il renfermait l’ensemble des écritures que « quelques vingt années de recherches » lui avait permis de réunir. Un héritier entame en effet ses recherches le jour de sa naissance.

Fig. 1 Alphabets orientaux

Lorsque commence le Congrès des américanistes de Nancy, Léon de Rosny a publié ses deux grands ouvrages de grammatologie comparée : Les écritures figuratives et hiéroglyphiques des différents peuples anciens et modernes (dernière édition en 1870) et les Archives paléographiques de l’Orient et de l’Amérique (1872). En homme accompli il lisse sa barbe avec assurance, professe l’exactitude en toutes choses et saisit intuitivement, grâce aux forces intimes de son organisation morale (ce qu’il appelle son sentiment conscientiel), les vérités dignes de la science en général, de l’américanisme en particulier. Il ne supporte guère la contradiction. Il a déterminé l’ordre du jour du Congrès de Nancy pour qu’apparaisse d’emblée, une dernière fois, l’inanité des théories qui ne s’appuient pas sur des faits indubitables, pour que l’américanisme devienne enfin un débat entre savants autorisés et non une tribune ouverte à quiconque voudrait, sans de sérieuses études préalables, lire une fantaisie quelconque sur le Nouveau Monde. En cela il est rejoint par le docteur Eugène Dally, au premier rang, qui, lorsque le silence revient dans la salle, prend à son tour la parole.

Le docteur Dally, président de la Société d’anthropologie à Paris, fait observer qu’il n’existe pas spécialement de méthode américaniste : il y a une méthode scientifique. Ses règles, il suffit de les appliquer à cette science nouvelle. On n’apporte pas de documents à l’appui de ces rapports entre l’Ancien Monde et le Nouveau : il faut donc provisoirement les considérer comme n’ayant pas existé. Toutes les analogies alléguées ne sont que de vaines apparences. Les présomptions sont, au contraire, contre l’hypothèse d’une analogie ou d’une filiation entre les religions du Mexique ou du Pérou et celles de l’Asie orientale. Pour M. Dally, la solution de la question c’est que les Américains ne sont ni Hindous, ni Phéniciens, ni Chinois, ni Européens : ils sont des Américains.

Eugène Dally est lui aussi le diligent continuateur de l’œuvre de son père qui lui a transmis son goût pour les études savantes, pour les recherches en hygiène thérapeutique plus particulièrement. Il a fait carrière à la Société d’anthropologie de Paris, en est devenu président, succédant à son honorable maître, Paul Broca. En ce 19 juillet 1875, tandis que Rosny fait construire son hôtel avenue Duquesne, Dally transfère son établissement d’hydrothérapie et d’électrothérapie de Neuilly au parc Monceau – le Paris immuable de la grande bourgeoisie s’édifie alors sur des fleuves de boue et de spéculation.

Derrière le positivisme dont Eugène Dally se réclame fièrement se cache – à vrai dire très peu – une conviction polygéniste déjà ancienne. On connaît le mot de Voltaire, Si Dieu a créé des mouches en Amérique, pourquoi n’y aurait-il pas créé des hommes, et l’anthropologie naissante défend alors avec ardeur, à l’encontre du monogénisme adamique professé par l’Église, la thèse d’une diversité d’origine des races humaines et d’une permanence de leur inégalité physique et morale. La science positiviste, athée et franc-maçonne, appelée à faire le bonheur de l’humanité, s’oppose ainsi frontalement au dogme catholique. Mais tandis que Léon de Rosny conclut à la suspension du jugement et à la poursuite des recherches empiriques (certes en bibliothèque), Eugène Dally n’intervient que pour marteler de toute l’autorité de sa présidence une conviction polygéniste – c’est-à-dire, faut-il le préciser, raciste.

C’en est trop pour un auditeur du fond de la salle qui s’agite depuis déjà un certain temps, grommelle, peste parfois à mi-voix, fait grincer les pieds de sa chaise. Sans même demander au baron l’autorisation de prendre la parole il se lève brusquement aux derniers mots du docteur Dally, faisant valser le massif Christ crucifié qu’il porte en pendentif, et se lance d’une voix bégayante dans un discours long, confus, heurté, fébrile, terminant rarement ses phrases, les répétant souvent.

Le Révérend Père Petitot, missionnaire, estime que cette solution serait prématurée. Toutes ces questions sont trop jeunes pour être si promptement tranchées. Il croit pouvoir fournir des données nouvelles sur les immigrations asiatiques en Amérique. Tout le monde admet le fait d’une occupation Scandinave pour le nord-est de l’Amérique. Pourquoi ? Parce qu’on peut produire à l’appui de cette thèse non pas seulement des traditions indigènes américaines, mais des preuves empruntées à des sources européennes. On a tort d’attacher à celles-ci une importance exclusive et de mépriser celles-là. Sans doute, pour la thèse de l’immigration asiatique en Amérique, on n’a pas de preuves empruntées à des sources orientales. En revanche, les preuves que l’on peut recueillir sur le sol même de l’Amérique, sont en abondance. Elles peuvent se classer sous deux chefs : 1° les traditions indigènes, les récits des peuplades de pêcheurs appartenant aux régions septentrionales des deux continents ; 2° des analogies entre diverses langues asiatiques, notamment le malais, et des langues américaines que le R. P. Petitot a étudiées avec soin, par exemple le déné-dindjé, qui constitue un moyen terme entre l’esquimau et l’algonquin. Ces analogies le portent à croire à l’existence d’une langue primitive et universelle, dont on recueillerait aujourd’hui quelques épaves dispersées. Autrement, comment retrouverait-on dans le déné-dindjé des mots appartenant non seulement au malais, mais au latin, mais au bas breton ?

Pour en revenir aux questions purement américaines, le Révérend Père Petitot a constaté de frappantes analogies entre le déné-dindjé et la langue des Navajos du Nouveau Mexique. Ce serait une preuve que les peuplades boréales, auxquelles se rattachent jusqu’à un certain point les Déné-Dindjé, se seraient avancées beaucoup plus loin vers le centre de l’Amérique que ne le prétend M. de Rosny. Le R. P. Petitot présente au Congrès les premières feuilles d’un dictionnaire qu’il prépare, il contiendra trois langues, celles de trois tribus congénères : Déné-Dindjé, Loucheux et Peaux-de-Lièvre. Ce dictionnaire donnera, il l’espère, satisfaction à ceux qui demandent des preuves positives à l’appui de la thèse des immigrations asiatiques en Amérique. Il demande donc instamment qu’on ne repousse pas dès maintenant et a priori l’hypothèse asiatique.

Émile Petitot a alors trente-huit ans (mon âge et celui de Léon de Rosny). Sa barbe est moins fournie mais plus volumineuse et plus soyeuse que celle de Rosny, le ton de sa voix, qui trahit une origine marseillaise, dérape parfois dans les aigus et ses yeux bleus clairs s’écarquillent fréquemment derrière les verres ovoïdes de ses lunettes – il apparaît alors comme un dangereux fanatique, ce qui contraste avec la teneur de ses propos, somme toute assez représentatifs du catholicisme de l’époque, du monogénisme adamique et donc de l’hypothèse de l’immigration asiatique en Amérique.

Émile Petitot, fils d’horloger et missionnaire oblat, revient alors d’un séjour de treize ans au Canada où il a passé le plus clair de son temps dans les rudes conditions des Territoires du Nord-Ouest à évangéliser les Indiens Déné et à dresser les cartes de ses explorations géographiques. Au fil des années il s’est peu à peu convaincu que les Déné au contact desquels il a beaucoup vécu sont des descendants des Israélites, venus en Amérique suite à la captivité de Babylone. Il a constaté des analogies somatiques – l’élévation des pommettes, la tête pointue, les cheveux plats –, perçu dans les traditions orales des vestiges du déluge, de Noé, de l’arche, de Babel, de la confusion des langues (il publierait plus tard un recueil de récits traditionnels amérindiens qu’il présenterait comme la Michna d’Amérique du Nord), vu dans les coutumes déné des survivances de la loi mosaïque et dans leurs parlers des épaves dispersées de la langue d’Adam. Il a établi une liste de vingt-neuf convergences entre les coutumes amérindiennes et les traditions hébraïques telles que décrites dans la Bible (il en donna lecture au Congrès deux jours après, le mercredi 21 juillet). Frappé par la consonance entre Déné et Dan, il a fait des Indiens Déné des descendants de ce fils de Jacob et il les appelle imperturbablement Danites.

La convergence la plus fondamentale, la preuve selon lui décisive est la coutume de la circoncision des garçons chez les Déné-Dindjié, pratique qui ne peut que remonter à un antique judaïsme car il est dit dans la Genèse, Tout mâle parmi vous sera circoncis. Je dois préciser que nul autre observateur avant, pendant et après le séjour du missionnaire, n’a fait état de cette coutume, qu’Émile Petitot l’a étrangement rêvée suite à un dialogue nocturne qu’il eut avec une Indienne nommée K’atchoti. Cette pratique fantomatique de la circoncision chez les Déné l’obséda durablement, circoncision dont il dit le mercredi suivant, devant l’assemblée du Congrès de Nancy, que les Déné la pratiquaient peut-être encore, peut-être, car nous ne nous sommes point encore ingérés dans cette coutume, dont nos sauvages ne parlent pas ostensiblement, circoncision que les Déné lui refusèrent mais qu’il réclama pour lui-même à cor et à cri, persuadé d’être mis à l’écart à cause de son prépuce, d’être de ce fait le bouc émissaire que les Indiens israélites, les Danites, s’apprêtaient à sacrifier afin de sauver un monde dont la fin approchait à grands pas, Indiens juifs qui, peut-être en raison de son homosexualité qu’il ne dissimulait guère dans le Grand Nord, complotaient tous contre lui, à l’égal de ses confrères missionnaires, authentiques catholiques romains coupables d’avoir tué le Christ et la Vierge, qui méritaient infiniment plus que lui d’être sacrifiés, d’être immolés de sa propre main, lui qui se savait à la fois musulman, juif, païen, ange et Antéchrist.

Émile Petitot souffrit de ce délire schizoïde et apocalyptique chaque hiver à partir de 1868, aux alentours des fêtes de l’Immaculée Conception et de l’Épiphanie. On le voyait courir nu dans la neige par moins quarante degrés et à deux reprises il tenta de sacrifier son supérieur, le Révérend Père Jean Séguin, la première fois par strangulation, la seconde à coups de hache. C’est à la suite d’une de ces crises de violence qu’il fut décidé de le renvoyer en France, pour « raisons de santé ». Il y resta deux ans, de 1874 à 1876, et y publia un Vocabulaire français-esquimau et un Dictionnaire de la langue déné-dindjié dans lequel il évoque la présence, chez les Déné, de nombreux monomanes, hallucinés et autres victimes de folie passagère qui tous vivent dans la crainte d’un ennemi imaginaire. Durant ce séjour en France il ne fit rien d’inconvenant aux yeux de la hiérarchie ecclésiastique.

Ce 19 juillet 1875, à Nancy, il exulte en constatant l’effet de ses déclarations sur les membres du Congrès : malgré le tintement de la sonnette du président de séance, on s’est redressé, on hausse le ton, on agite les mains, on proteste au nom de la science, on réclame des preuves, on dénonce une attaque du parti spiritualiste qui veut contaminer les journalistes ici présents de ses préjugés monogénistes arriérés. Lorsque le baron, à force de coups de sonnette et d’appels au calme et à la civilité, parvient à rétablir le silence dans la galerie des cerfs, Léon de Rosny, qui était resté assis tout du long, se lève, s’avance lentement vers le pupitre, harponne fixement le regard délavé mais intense du Révérend Père et d’une voix posée tente de clore la dispute en quelques mots.

Léon de Rosny fera, aux idées du R. P. Petitot, une guerre courtoise, mais acharnée. Toutes ces hypothèses d’influences asiatiques dans les civilisations américaines, sont fort piquantes. C’est la preuve qui fait toujours défaut.

Le R. P. Petitot dit qu’il n’a rien affirmé ; il n’entend pas conclure ; il demande seulement qu’on ne conclue pas sans avoir entendu.

Sur ce, la séance est levée.

À suivre.

(Tous les propos des orateurs sont extraits du compte rendu du Congrès international des américanistes publié en 1875 – les références bibliographiques complètes seront données lors de la dernière livraison du texte)

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