À propos

Ouvert le 21 décembre 2012 ce site m’a permis pendant quatre ans d’écrire et de publier mes textes libéré de toute contrainte. Le sommaire ci-dessous fournit quelques indications sur le contenu des articles. Comme la majeure partie de ces textes est désormais publiée, je précise où et sous quelle forme (ce qui fait de ce site une sorte d’atelier archivant les premières versions de mes textes, souvent considérablement modifiés – réduction, augmentation, réécriture – lors de leur publication).

Mes autres publications sont à peu près toutes téléchargeables sur cette page.

Pour mon identité académique, on peut aller voir le site du Laboratoire d’anthropologie sociale.

Les articles sont parfois autonomes, parfois inclus dans une série. Les articles de série ont été conçus pour être lus dans l’ordre chronologique – ceci dit chacun fait bien comme il veut. Les articles au titre encadré par des points –  – ne sont que des annonces de parution, parfois brièvement commentées ; ils ne sont donc pas repris dans ce sommaire.

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[Inédit] Les illusions nécessaires – 1 article, juin 2018.

Brève étude d’une nouvelle de Ted Chiang et de son adaptation cinématographique par Eric Heisserer et Denis Villeneuve ; où il est question des figures plus ou moins fantasmatiques de l’anthropologue, d’écritures contre-intuitives, et de philosophie éternaliste.

Pierre Darriand – série de 2 articles, un en février 2016 et un en août 2016.

Texte expérimental, autoscopique et hétéroscopique, où il est question de copie, de plagiat, et de contrefaçon. Le premier article a été publié en 2016 dans le numéro 217 de la revue L’Homme. Le deuxième a pris la forme, en 2017, d’une revue d’artiste – le numéro 36 de ¬ Nada – éditée par Laurent Marissal, où il apparaît complété par quatre études inédites ; quelques passages expurgés ont été publiés, sous le titre « Contrefaire », dans le numéro 1 de la revue Faire ; la version intégrale de ce deuxième texte est celle publiée sur ce site.

Les livres d’Alfonso García Téllez – 1 article, novembre 2015.

Présentation des livres manuscrits du spécialiste rituel otomí Alfonso García Téllez, plus particulièrement des techniques traditionnelles de découpage de papier que ces livres recyclèrent de manière originale. Ce texte est paru en 2015 dans l’ouvrage collectif Traverser. Chantier littéraire.

[Inédit] Un cas d’hallucination autoscopique – 1 article, juillet 2015.

Brève note sur la notion de pastiche par anticipation.

La querelle de 1875 – série de 3 articles, juillet 2015.

Erratum d’une note de bas de page d’un de mes articles sur l’écriture des Indiens Mi’kmaq. Agrémenté de quelques histoires de faux au 19e siècle et d’esquisses condensées de récits de vie. Une version légèrement augmentée a été publiée en 2015 dans le numéro 45-1 de la revue Recherches amérindiennes au Québec.

[Partiellement inédit] L’enchâssement – série de 6 articles, dont 3 publiés en août 2013, 1 en septembre 2013, 1 en avril 2015 et 1 en avril 2016.

Une enquête expérimentale sur les écritures et les algorithmes qui fut aussi une lente dérive vers la fiction. La version originale, significativement plus longue, des trois premiers articles de la série est parue en 2017 dans l’ouvrage collectif Gruppen, deux mille dix sept ; les trois derniers articles demeurent inédits.

Repartir de zéro – série de 3 articles, février 2015.

Parcours libre dans les anthologies de Jerome Rothenberg et les revues Alcheringa et New Wilderness Letter, lieux de rencontre entre poètes et anthropologues qui renouvelèrent la réflexion sur les modalités de la traduction. Une version très augmentée est parue en 2016 aux éditions Mix sous la forme du livre éponyme Repartir de zéro.

[Inédit] Les éclipsées – série de 3 articles, mai 2014.

Trois portraits de femmes oubliées qui inventèrent des langues et des écritures lors d’emprises surnaturelles. Agrémentés de réflexions sur les glossolalies, les pseudographies, les langues secrètes, les cryptographies et les contraintes cognitives s’exerçant sur la sémiotique des écritures. Le premier portrait, celui d’Emily Babcock, est demeuré inédit. Les deux suivants, d’Élise Müller et d’Ida Cleaveland, ont été augmentés et fusionnés en un seul texte qui paraîtra à l’automne 2018 sous le titres « Écritures martiennes ».

Lettres mortes – série de 3 articles, avril 2014.

Cette série de trois longs articles est le résultat d’une minutieuse désagrégation des formes traditionnelles d’argumentation. J’y explore l’idée d’écriture telle qu’elle est formulée dans différents genres de discours qui se propagèrent dans les Andes ; les limites de l’interprétation d’une culture par une autre et la toute puissance du malentendu ; la violence, le rapport de domination et le positionnement politique sous-jacents à toute interprétation située. La série forme le sixième et dernier chapitre du livre éponyme Lettres mortes paru en 2017 aux éditions Fayard.

Retour à Pucallpa – 1 article, mars 2014.

Un texte sur l’évolution des pratiques chamaniques chez les Shipibo-Conibo, en particulier sur le rôle des livres de magie. Ce texte a été publiée en 2016 dans l’ouvrage collectif Gruppen, Hypalampuses Hemeras.

[Inédit] Ceci n’est pas une écriture – 1 article, décembre 2013.

Essai de définition en creux du concept d’écriture – à partir de « systèmes graphiques standardisés » issus des cultures des Iroquois et des Indiens des Plaines. Ce texte a été pensé comme le complément documentaire de ma préface à l’ouvrage collectif dirigé par Gwenola Graff et Alejandro Jimenez Serrano, Préhistoires de l’écriture, paru en 2016 aux Presses universitaires de Provence.

Une scène d’incantation magique – 1 article, juillet 2013.

Brève présentation d’un texte de Constant Tastevin décrivant les chants d’un rituel observé en 1923 chez les Waninawa d’Amazonie. Ce texte a été repris dans un article publié en 2018 dans l’ouvrage collectif Histoires et usages des plantes psychotropes, sous la direction de Sébastien Baud, éditions Imago.

Histoire de Pilima – série de 3 articles, juin 2013.

En février 2013 je suis allé sur le fleuve Maroni, en Guyane française, pour en savoir plus sur l’invention d’une écriture par Pilima, l’initiateur, dans les années 1960, d’un mouvement prophétique chez les Wayana. Je raconte dans cette série ce que j’ai alors appris. La série forme le cinquième chapitre du livre Lettres mortes paru en 2017 aux éditions Fayard.

Dialogue nocturne entre un Allemand et un Bororo – 1 article, mai 2013.

La nuit du 21 janvier 1934 à Merúri, un village des savanes du Mato Grosso, le Bororo Tiago Marques Aipoburéu parle, l’Allemand Herbert Baldus écoute. Une version illustrée a été publiée en 2015 dans l’ouvrage collectif Gruppen, Sole medere pede ede perede melos. La bibliographie, inédite, est disponible ici.

Une nouvelle de Markoosie – 1 article, mars 2013.

Traduction de « La nuit de frayeur d’un homme courageux », une nouvelle de l’écrivain inuit Markoosie. Publiée en 2018 dans le numéro 69 de la revue Terrain.

[Inédit] Pour le libre accès – 1 article, février 2013.

Hommage à Aaron Swartz sous la forme d’un fragment d’autobiographie numérique.

Leçons d’écriture – variations amazoniennes – série de 15 articles, version initiale publiée en janvier/février 2013, nombreux ajouts et modifications jusqu’à fin 2014.

Le point de départ de cette série de quinze articles est une anecdote rapportée par Claude Lévi-Strauss dans les Tristes Tropiques. En 1938 un chef nambikwara imita l’écriture de l’ethnologue en traçant des lignes ondulées sur un cahier, puis il entreprit une « lecture » de ces lignes improvisées, probablement pour impressionner son auditoire. Lévi-Strauss voyait dans cette Leçon d’écriture une fable morale où écriture et domination apparaissent en concomitance. Plutôt que de critiquer une nouvelle fois cette théorie un peu convenue, je réexamine les ingrédients de l’anecdote un par un en les situant dans un champ comparatif à l’échelle de l’ensemble des basses terres d’Amérique du sud. Je découvre ainsi une multitude d’infra-écritures méconnues, c’est-à-dire d’interprétations purement graphiques de l’écriture par des Amérindiens alors illettrés  (1 à 5). Je montre ensuite comment la cérémonie de lecture du chef nambikwara prend place parmi de nombreuses lectures rituelles similaires, pratiquées aussi bien par des chamanes que par des prophètes, et également que ces rituels reposaient sur autant d’interprétations de l’autorité de l’objet livre (6 à 13). En conclusion je me demande si Lévi-Strauss n’avait pas assisté, bien malgré lui, à l’invention d’une véritable écriture (14 et 15).

Une version modifiée et traduite en anglais du deuxième article de cette série a été publiée en 2015 dans la douzième livraison du Journal of Art Historiography sous le titre « The origin of art according to Karl von den Steinen ». L’intégralité des articles de la série forme, dans une version modifiée, les quatre premiers chapitres du livre Lettres mortes paru en 2017 aux éditions Fayard.